vendredi 4 juin 2010

Samedi 8 mai





Samedi 8 mai, 8 heures, départ de Praia ( Ilheu Santiago), direction les Canaries, avec étape à Mindelho à 160 miles ( Ilheu Sao Vicente), LE port des plaisanciers au départ pour les Antilles.

On nous avait prévenu : beaucoup de vent entre les îles … donc c'est chaud, 25 nds au près, mais on sort du goulet, et jm joue avec le régulateur d'allure qu'il vient d'installer et régler : le pilote suit l'angle du vent par rapport au bateau et non plus un cap ; ça l'amuse et ils pensent à ses 420lasereuropistes : - « j'aimerais bien faire un entraînement pour savoir s'ils sentent toutes les variations qu'indique cet engin ».
On fait les quarts de la nuit entre les îles du sud et du nord, une petite pétole baignade-manger en début d'après midi (miam la salade tomates-concombres-poivrons-feta du cap vert !), puis on passe devant Sao Nicolau, Raso, Branco, Santa Lucia et enfin Sao Vicente ; toutes ces îles nous paraissent désertiques, arides et inabordables, un peu austères mais magnifiquement belles ; pour l'anecdote, sur l'île Raso (se prononce razou), il y a une pointe qui s'appelle Pinta de testa Lisa, pointe de la tête à la Lisa, mais ce n'est qu'un gros rocher dont la silhouette ne me rappelle rien de ma fifille (ni rien d'un footballeur d'ailleurs) !




 On arrive de nuit devant le port de Mindelho, et comme les phares ne fonctionnent pas tous, et qu'on ne connait pas les lieux, et qu'on est sérieux, jm fait des zig et des zag devant pour attendre le lever du soleil .


Un peu surprenant au début : des bouts de quai non terminés, des gros navires tout rouillés ancrés au milieu, des épaves à fleur de l'eau, et, en paysage de fond, des cylindres, des cuves, des tuyaux … mais plus on s'avance, et plus on découvre cet endroit si pittoresque : sur la gauche, une marina toute clinquante, neuve, avec des pontons … presque vides !, et à droite devant la plage et au mouillage, de nombreux voiliers ! On apprendra par la suite que la marina est tenue par un européen qui fait payer très cher, mais qui, du coup, subit un espèce de « boycott » …
On s'installe donc au mouillage, on petit-déjeune avec un gateau coco-birthday de circonstance (10 mai !) et on traînasse toute la journée pour s'imprégner de l'ambiance
Le lendemain, un petit coup d'annexe jusqu'à la plage où José se propose de suite de nous la garder pendant qu'on fait les formalités, les ultimes courses et le fichier météo à l'alliance française (c'est d'ailleurs très choquant d'entendre en ce lieu parler français avec accent parisien, méprisant et dénigrant la vie ici …). On ne déambulera que dans 3 ou 4 rues, mais le charme afro-portugais de cette petite ville opère toujours …
mardi 11 mai à 15 heures, départ de Mindelho pour les Canaries, 12 jours de près à force 20 nds de moyenne en perspective … suite au prochain numéro...












Zoologie :
je me demande quelle est la vie d'une seiche ? On ne voit toujours que son squelette flottant sur la mer...
les poissons volants : pendant 6 secondes (comptez, c'est long), ils survolent les vagues : à quoi ça leur sert ? Ils jouent, ils échappent à un prédateur, ou ils prennent l'air ?

mercredi 5 mai 2010

Pourquoi j'ai toujours envie d'écrire …?

Pourquoi j'ai toujours envie d'écrire …?

Parce que j'ai envie de vous faire partager notre aventure, bien sûr, mais pas seulement !

Parce que sur le bateau, on a le temps de PENSER, tellement, tellement, tellement ! Qu'il faut que ça sorte !!

par écrit, sur mon précieux petit carnet que Sabine a eu le flair de m'offrir avant de partir, ou en longues palabres avec jm...

Appel à bouquins

Appel à bouquins : help !

Ma réserve s'épuise : à raison de 6 heures de quart en moyenne par nuit, de 15 pages par heure (ce n'est pas beaucoup mais il faut aussi recharger la lampe de poche toutes les 4 pages, faire un tour d'horizon et zieuter les instruments, se dégourdir les jambes, se rouler une clope, faire pipi …), bref, j'avale environ un bouquin tous les 4 ou 5 jours !

Sauf celui de Jean Philippe qui est aux chiottes, réservé à mes 20 mn de lecture quotidienne à raison de 2 pages par opération, car dans cette position du penseur, ces pensées philosophiques engendrent de nombreuses réflexions sur le sens de ma vie ! (« Faut il donner un sens à la vie » de Jean Philippe PIERRON édition Milan, boîte à outils philo)

Non, pour la nuit, il me faut des trucs faciles à lire, accrochant, qui tiennent éveillé quoi ! J'ai fini les Millenium, relu les Vargas, Gavalda et Benacquista, et j'attaque les aventures de Boro

D'ailleurs, quand il y a trop de houle ou trop de vent, la lecture devient impossible ; c'est là qu'une petite émission de Daniel Mermet dans les oreilles, ça serait top ! As tu pu avancer, Maude, sur l'enregistrement des postcastées ?