dimanche 16 janvier 2011

septembre 2010

18 juillet au 15 septembre : 

Thorsson a bien supporté ses 2 mois tout seul dans le port de Gran Tarajal sous la sympathique surveillance de Toni et Phil, ses voisins d'amarrage.

15 au 24 septembre : 

Semaine aquatique et peu venteuse pour Maude pendant laquelle :

On habille le bateau de ses nouveaux atours ramenés dans nos bagages : le lasy bag (housse de GrandVoile sur bôme) réparé et renforcé, une housse pour le panneau solaire, et des housses de winchs (tout ceci aux couleurs du bateau, bien sûr !)


 





Maude découvre la vie à bord, avec ses parents (!!) dont elle se rend compte de la décrépitude avancée : surdité, lenteur d'action, mémoire défaillante, longueur du temps de récupération par rapport à la fatigue, « où sont mes lunettes ? », chamailleries de vieux couple etc …




  Maude s'adapte à la navigation agréable mais bien pépère sur le Thorsson, qui, bien que qualifié de « sportif » par ses voisins habituels (monocoques de 20 à 30 tonnes), n'a pas eu l'occasion de lui rappeler des sensations genre 5,7 ou autres petits bolides qu'elle manœuvre habituellement.

 


Dans le but de revenir avec ses amis amateurs de kite surf, elle repère les plages consacrées à ce sport au nord de Fuerteventura : plusieurs kilomètres de sable blanc, large zone à moins de 5 mètres de profondeur, et vent bien orienté.







 Sinon, elle passe la plupart de son temps dans la belle eau turquoise de notre mouillage préféré devant la petite île Lobos : avec masque, palmes et tuba, elle suit deux paisibles raies, elle remonte de superbes coquillages nacrés, elle décroche une grosse étoile de mer qu'elle croyait morte, elle s'émerveille devant un champ d'oursins, elle s'extasie devant les bancs de poissons « qui la suivent ! », et elle relève le défi de passer sous la quille du bateau. 

Bon, c'est JM (hein, hein, vieux, mais quand même) qui plongera à 10 mètres de profondeur pour récupérer le masque tombé …(11,33 m de long sur 3,36 de large, ce sont les dimensions du Thorsson ; tout ce qui en tombe, c'est le plus souvent perdu ! Finalement, il est très petit, car rien que cette semaine, on a perdu un masque, un couteau et la douche solaire !)


vue d'avion de Lobos, prise lors du retour de cette semaine si vite passée ...

tous les quatre réunis à Oaxaca (Mexique) chez Lisa


quel bonheur de se retrouver !

mais je ne t'oublie pas, Thorsson, et je vais profiter de ces vacances pour raconter nos aventures de fin d'année 2010

jeudi 15 juillet 2010

6 au 18 juillet


6 au 18 juillet
GranTarajal, petit port municipal de l'île Fuerteventura : même de loin, il me plait : tout mignon, avec sa plage qui accueille les familles locales, avec plein de cris d'enfants et de baigneurs plutôt que l'alignement habituel des chaises longues-parasols.
Et il fait chaud ! Ciel bleu, soleil et mer transparente !!
Devant le port, un laser nous accueille : il tourne autour de nous, il y a 18 nds de vent, ils sont deux dessus, en maillot de bain ! Jm a peur que tout pète et qu'il faille aller les aider … mais non, le barreur a l'air d'assurer, il est même au rappel (en plus de son coéquipier) comme jamais je n'ai vu nos laseristes bourguignons tenir … hum hum !
 Ensuite, c'est un nageur qui arrive de la plage, c'est Manuel qui vient parce que son rêve est de partir faire le tour du monde sur un bateau comme le notre …
Ensuite « tuu tutu tutu … totom totom totom » ! une batucada ! une batucada qui répète quelque part !!
Et puis la wifi fonctionne, on peut se connecter à vous tout de suite et gratis !

La marina est grande, paraît neuve … mais les pontons sont presque vides ! Des drapeaux français : « savez vous où on peut se garer ? » - venez à côté de nous ! Et ils arrivent tous pour choper nos amarres : JeanClaude et Geneviève, « le suisse », Paul, Gwena et leurs deux enfants.
JeanClaude et Geneviève, sur leur gros bateau-maison de 30 tonnes « Sylisa », voyagent depuis 10 ans ; avec leur gentillesse, leur générosité et leur patience, ils ont été une source intarissable d'histoires, de conseils et d'échanges ; entre autres, c'est grâce à eux que jm est sensé savoir comment pêcher le poulpe et moi le cuisiner !
 Paul et Gwena, ce sont les petits jeunes ; vous prenez la fin de l'histoire « Ensemble, c'est tout », et eux représentent la suite de l'histoire : Paul était cuisto et Gwena intermittente du spectacle, ils tenaient un petit bistrot à Paris, ils ont fait deux enfants, Alfred et Violette … puis ont vendu le fond de commerce pour acheter un bateau et partir … leur rêve, c'est voir Hushaïa...


Pour rencontrer les autochtones, facile en ce moment, ils sont espagnols jusqu'au bout des ongles : tu parles foot, et la discussion est lancée !!! tu traînes dans les bars le soir d'un match, et tu repères untel qui a son bateau sur le chantier, untel qui pêche au bout de la jetée ...

Ces 10 jours nous permettent donc de confirmer que notre envie de rentrer en France par avion en laissant le bateau ici est réalisable.
A force de discuter, de se renseigner, on évalue les avantages/inconvénients entre à terre/au sec, on achète le billet d'avion et on prépare le bateau à rester seul pendant deux mois, garé à côté du « suisse » qui reste là jusqu'en janvier.
Nous allons prendre un avion le 18 juillet ; nous arriverons par Bruxelles et dd et cathy (en stage pour leur départ en Palestine à Paris) se sont proposés pour venir nous chercher ! trop top !
Pour la suite, on a rien de prévu pour l'instant, on a seulement plein d'envies qui s'adapteront dans le temps avec le programme ou les dispos des uns et des autres...
à très très bientôt !